| Les Résultats |
Brésil 1950
Participants : 13 | Nombre de matches : 22 | Période : 24 juin - 16 juillet (23 jours) | Nombre de villes organisatrices : 6 | Stades : 7 | Total des buts : 88 | Moyenne des buts par match : 4,00 | Total des spectateurs : 1.337.000 | Moyenne des spectateurs par match : 60.773 | Champion : Uruguay | Meilleur buteur :Ademir (Brésil) 9 buts | Meilleure attaque : Brésil 22 buts | Durant toute la Deuxième Guerre mondiale, le vice-président italien de la FIFA, le Dr Ottorino Barassi, garde le trophée de la Coupe du Monde de la FIFA caché sous son lit dans une boîte à chaussures, afin d'éviter que les troupes d'occupation ne s'en emparent. Lors de la première Coupe du Monde de la FIFA de l'après-guerre, les éliminatoires tournent à la mauvaise farce lorsque des équipes déjà qualifiées déclinent l'invitation alors que d'autres sélections, bien qu'éliminées, se voient offrir de disputer la compétition. Devant le refus de la FIFA d'accéder à sa demande de jouer pieds nus, l'équipe indienne annule sa participation. Dans ce contexte, seules treize équipes sont au rendez-vous de la phase finale de la compétition. La première Coupe du Monde de la FIFA de l'après-guerre est remportée par l'Uruguay, pour la seconde fois de son histoire, au terme d'une "finale qui n'en est pas une". Au cours de l'épreuve, les États-Unis prennent le meilleur sur le Royaume-Uni 1-0 à Belo Horizonte et l'équipe suédoise, composée de joueurs amateurs, défait l'Italie 3-2 à São Paulo. La phase finale de la compétition est disputée sous forme de mini-championnat, opposant le Brésil, la Suède, l'Espagne et l'Uruguay. Dans le duel face à l'Uruguay, un nul suffit au Brésil pour ravir la couronne mondiale, mais la Seleção s'incline 1-2 devant les 174 000 spectateurs du stade Maracana à Rio. Le football renaît de ses cendres Organisé le 25 juillet 1946 au Luxembourg, le premier congrès d'après-guerre de la FIFA est historique à plus d'un titre. Les délégués rendent hommage à Jules Rimet, président de la FIFA, pour sa détermination sans faille à maintenir en vie l'esprit du football durant toute la guerre. En reconnaissance de ses mérites, le congrès baptise le trophée de la Coupe du Monde "Coupe Jules Rimet". On enregistre également le retour au sein de la FIFA des fédérations britanniques, absentes depuis 1929. Enfin, la Confédération brésilienne des sports, dont la sélection nationale s'est brillamment illustrée lors de la Coupe du Monde de la FIFA 1938, se voit confier la responsabilité d'organiser l'édition de 1950. Douze ans après la Coupe du Monde de la FIFA 1938 en France, la naissance de la Coupe Jules Rimet inaugure une ère nouvelle pour le football, symbolisée par l'organisation de la compétition dans le mythique stade Maracana de Rio de Janeiro et dans d'autres métropoles brésiliennes. Le plus grand stade de la planète Devant la passion dévorante des Brésiliens pour le dieu football, les autorités nationales décident de construire dans la banlieue de Rio de Janeiro un nouveau stade, d'une capacité de 220 000 places. La première pierre est posée le 2 août 1948. Cependant, le calendrier des travaux s'avère rapidement irréaliste et le retard s'accumule. Cinq semaines avant le match d'ouverture, face à des organisateurs brésiliens dépassés par les événements, la FIFA dépêche à Rio le Dr Ottorino Barassi, président de la Fédération italienne de football et principal artisan de la réussite de la Coupe du Monde de la FIFA 1934. Le jour de son inauguration, le 24 juin 1950, le stade Maracana a toujours des allures de vaste chantier et la tribune de presse n'est pas prête. Mais l'essentiel est sauf : le stade est prêt à accueillir les treize équipes qualifiées pour la phase finale de la Coupe du Monde de la FIFA, réparties en quatre groupes (deux groupes de quatre équipes, un groupe de trois et un groupe de deux). Une nation toute entière vibre à l'unisson de son équipe Après avoir facilement battu le Mexique 4-0, la Seleção, à la stupéfaction générale, doit se satisfaire d'un nul contre la Suisse (2-2). La Yougoslavie, quant à elle, vainqueur de ses deux premiers matches, peut se contenter d'un match nul contre le Brésil pour accéder au tour suivant. Mais, portée par la ferveur de 150 000 supporters en délire, l'équipe " auriverde " prend le meilleur sur la Yougoslavie (2-0). Le Brésil rejoint ainsi l'Espagne, l'Uruguay et la Suède, également qualifiés pour disputer les trois matches de la poule finale, dont l'Italie et le Royaume-Uni sont étrangement les grands absents. Après une semaine de repos, les Brésiliens, déchaînés, laminent la Suède 7-1 avant d'étriller l'Espagne 6-1. Tout le monde s'attend donc à un scénario identique contre l'Uruguay qui, de son côté, ne totalise que trois points après son match nul face aux Ibères. Lors de l'ultime rencontre, un point suffit aux Brésiliens pour s'arroger le titre mondial. Dans un stade Maracana archicomble, le Brésil ouvre la marque juste après la mi-temps, mais les joueurs ne parviennent jamais à se libérer ni à déployer ce style inimitable de football samba qui est leur marque de fabrique. Les Uruguayens, nullement intimidés par un public acquis à la cause brésilienne, arrachent l'égalisation, puis portent le coup de grâce onze minutes avant le coup de sifflet final. Privée de "sa" Coupe du Monde, la nation brésilienne toute entière s'abîme instantanément dans le deuil. Les officiels brésiliens en oublient même de remettre le trophée mondial à l'équipe uruguayenne. C'est Jules Rimet en personne qui doit descendre sur le terrain à la recherche du capitaine uruguayen afin de pouvoir procéder à la cérémonie de remise de la Coupe. Pour les Brésiliens, la réussite de la "Taça do Mundo", formidable odyssée financière et sportive, constitue l'unique consolation. Le football est entré dans une nouvelle ère. Le saviez-vous ? S'il existe un chiffre qui risque de ne jamais être égalé, ce sont les 174 000 spectateurs qui s'amassèrent dans le stade Maracana de Rio le 16 juillet (des sources officieuses font même état d'un nombre dépassant les 200 000 !). Alors que le score est de 1 partout, Ghiggia brise le cour des supporters locaux en inscrivant le but de la victoire à onze minutes de la fin. À l'exception de 1958, c'est la seule Coupe du Monde au cours de laquelle la nation organisatrice atteint la finale, mais échoue dans la conquête du titre.
Le gardien de but mexicain Antonio Carbajal établit un record unique d'apparitions en phase finale de Coupe du Monde. Il représente son pays lors de cinq Coupes du Monde entre 1950 et 1966. Huit joueurs l'ont fait quatre fois, mais le joueur allemand Lothar Matthäus compte une participation de plus depuis France 98 et a égalisé le record de Carbajal. Matthäus a également disputé 25 matches de phase finale de Coupe du Monde, un autre record. Actuellement, le plus expérimenté parmi les joueurs en activité est le défenseur italien Paolo Maldini, avec 14 matches à son actif.
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