| Les Résultats | Argentine 1978
Participants : 16 | Nombre de matches : 38 | Période : 1 juin - 25 juin (25 jours) | Nombre de villes organisatrices : 5 | Stades : 6 | Total des buts : 102 | Moyenne des buts par match : 2,68 | Total des spectateurs : 1.610.215 | Moyenne des spectateurs par match : 42.374 | Champion : Argentine | Meilleur buteur : Kempes (Argentine) 6 buts | Meilleure attaque : Argentine et Pays-Bas 15 buts | Finaliste malheureuse en 1930, l'Argentine doit attendre 48 ans avant de remporter la Coupe du Monde de la FIFA. En 1978, en tant qu'organisatrice, elle profite du soutien populaire pour s'imposer. Elle bat en finale les Pays-Bas, privés de Johann Cruyff, qui a refusé de disputer la compétition en raison de la situation politique. Surclassée par l'Italie dans les matches de poule, l'Argentine se remet dans la course à la faveur d'une victoire 6-0 sur le Pérou. L'équipe "albiceleste" compte des joueurs d'exception : Daniel Passarella, Osvaldo Ardiles et Mario Kempes, meilleur buteur de la compétition avec six réalisations. En finale, elle bat les Pays-Bas 3-1 dans les prolongations. Un succès tant attendu Les préparatifs d'une Coupe du Monde de la FIFA ont rarement été aussi controversés que ceux de la 11ème édition, organisée par l'Argentine. En fait, le football avait été relégué au deuxième plan par les autorités mondiales, qui étudiaient la possibilité de boycotter la compétition pour protester contre le régime totalitaire du Général Videla et ses constantes violations des droits de l'homme. Finalement, malgré un appel massif à la non-participation, le monde du football décide quand même de faire le déplacement jusqu'en Argentine. Mais pas tout le monde, car l'Angleterre (pour la deuxième fois d'affilée), la Yougoslavie et l'URSS ratent leur qualification. Pour d'autres nations, mineures sur le plan footballistique, comme l'Iran ou la Tunisie, il s'agit du baptême du feu. Quant à la France, absente pendant douze longues années, elle est de retour dans l'élite du football mondial. Cependant, pour son retour au plus haut niveau, l'équipe de France entraînée par Michel Hidalgo ne se distingue pas, perdant 2-1 contre l'Italie et l'Argentine. Michel Platini et ses coéquipiers battent bien la Hongrie 3-1 lors de la dernière journée, mais cela ne suffit pas pour atteindre le second tour. Tous les favoris de la compétition passent le premier tour sans encombre, sauf les Pays-Bas, finalistes en Allemagne quatre années auparavant et privés de Cruyff, qui a boudé le tournoi. Qualifiés de justesse pour le second tour, les "Oranje", emmenés par un Robbie Rensenbrink rajeuni, déploient leur football de rêve et arrivent en finale, battant au passage l'Autriche 5-1, l'Italie 2-1 puis la RFA tenante du titre, qui n'a jamais trouvé son rythme. Dans l'autre groupe du second tour, la lutte est beaucoup plus intense. Dans le dernier match, l'Argentine se voit contrainte de battre le Pérou par au moins quatre buts d'écart, ce qui place le Brésil aux portes de la finale. Cependant, contre toute attente, les coéquipiers de Daniel Passarella étrillent les Péruviens 6-1, dont un doublé de Mario Kempes, et se qualifient pour la finale. Cette surprenante avalanche de buts fait sourciller plus d'un observateur. Néanmoins, les pupilles de César Luis Menotti s'imposent justement (3-1 après prolongations) sur une équipe néerlandaise encore bredouille. L'Argentine atteint son objectif : dans les rues, la fête peut commencer... Mario Kempes : "Un grosse performance collective" Si la performance de l'Argentine est attribuable à l'esprit collectif régnant dans le groupe, on ne peut passer outre le talent d'un joueur, Mario Alberto Kempes, souvent décisif. A l'instar de ses coéquipiers, Kempes, le 10 des " Albicelestes ", débute la compétition sur un mode mineur pour arriver au sommet de sa forme à la fin, soit au moment crucial. En plus du titre de champion du monde, Kempes termine également le tournoi en tant que meilleur buteur, avec six réalisations à son actif. Le saviez-vous ? Après avoir obtenu son billet pour Argentine 1978, l'Écosse de Kenny Dalglish et Graeme Souness a bon espoir d'atteindre le deuxième tour de la phase finale pour la première fois de son histoire. Toutefois, après s'être inclinée 1-3 contre le Pérou et avoir concédé un nul 1-1 contre l'Iran, les choses se gâtent. Pour se qualifier, l'Ecosse doit absolument battre les Pays-Bas, finalistes de la précédente Coupe du monde, avec au moins trois buts d'écart lors du dernier match de poule.
Kenny Dalglish égalise après un penalty de Rob Rensenbrink, puis, au début de la seconde période, Archie Gemmill donne l'avantage aux Ecossais sur penalty. Vingt minutes avant la fin de la rencontre, le milieu de terrain Gemmill, petit lutin barbu, se lance à l'assaut du but néerlandais en zigzaguant, dribblant trois joueurs bataves, avant de tromper le gardien Jan Jongbloed, sorti à sa rencontre. Menant 3-1, l'Ecosse n'est plus qu'à un but de l'exploit... Mais la cinquième réalisation de la rencontre est orange, grâce à un but signé Johnny Rep. Les Hollandais s'adjugent le gain du match et ne sont plus arrêtés sur la route du titre que par les Argentins, qui l'emportent en finale à l'issue des prolongations. Quant aux Ecossais, ils doivent faire leurs valises prématurément, un scénario qui se répètera lors des Coupes du Monde suivantes.
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